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AUPRES DE MES ONDES IL FAIT BON, FAIT BON ?

Les antennes relais de téléphonie mobile sont sur la sellette.

Elles occupent en effet les prétoires et retiennent l’attention des pouvoirs publics, au point de constituer un « Grenelle des ondes » ouvert le jeudi 23 avril 2009.

A leur sujet, les controverses vont bon train. Certains aimeraient voir, dans un souci de protection de la santé publique, une règlementation renforcée à leur égard, notamment en abaissant le seuil des émissions à 0,6 volts par mètres contre 41 et 61 actuellement.

De leur côté, les juges ont des positions divergentes, car même si des jurisprudences ont fait la une de l’information, en ce que des antennes relais ont été déplacées de la proximité d’habitation au nom du principe de précaution (TGI Nanterre 18 septembre 2008, CA Paris 4 février 2009), il faut toutefois se garder d’oublier que d’autres juges ont eu des décisions diamétralement opposées (par exemple : C.A. Aix en Provence 15 septembre 2008).

A ces divergences jurisprudentielles, s’ajoutent les incertitudes scientifiques. C’est dire que règne un flou qui n’est peut-être pas prêt de se dissiper.

Ainsi, quelques élus locaux font la chasse aux ondes électro-magnétiques, comme ce maire dans le Calvados qui a décidé de supprimer le wi-fi dans une école (à Hérouville Saint Clair).

Il est vrai que, déjà, d’autres de ses collègues ont, par arrêté, interdit l’installation d’antennes relais, mais la juridiction administrative ne les a pas suivis (notamment arrêt du C.E. du 23 juillet 2003).

La guerre des ondes n’est certainement pas finie et avant que tout le monde (opérateurs de téléphonie mobile, associations, élus locaux, experts) se retrouve sur la même longueur d’onde, le principe de précaution aura été brandi à maintes reprises.

Au bout du compte, saura-t-on si les ondes de la téléphonie mobile présentent un risque sanitaire ?